Sur cette maison, la couverture en tuiles mécaniques était encore saine. Les points faibles se trouvaient ailleurs, là où presque toutes les fuites commencent : aux jonctions. Une toiture prend rarement l’eau par la tuile elle-même ; elle la prend là où elle rencontre autre chose, une souche de cheminée, un mur voisin, une sortie de ventilation. Ici, ces jonctions étaient nombreuses : plusieurs souches de cheminée, en brique et enduites, et un mur mitoyen qui longe tout un pan de toiture.
Avec les années, le zinc avait vieilli, le mortier des raccords s’effritait et les lichens s’installaient sur les tuiles. Rien de spectaculaire vu de la rue, mais c’est précisément le bon moment pour agir : avant que l’eau ne trouve son chemin jusqu’aux combles.
La réparation : le zinc autour des cheminées
Le long des souches en brique, j’ai posé des bandes de zinc neuves, façonnées à la mesure de chaque souche et remontées contre la maçonnerie pour que l’eau ne passe pas derrière. Au pied des souches enduites, de nouvelles bavettes en zinc renvoient l’eau sur les tuiles. Les raccords ont été refaits au mortier et, là où une souche donne sur une partie plate, j’ai repris le relevé d’étanchéité à sa base.
Ce sont ces solins et ces raccords de cheminée qui provoquent la majorité des infiltrations : une réparation de toiture bien menée commence presque toujours par eux.
Le long du mur mitoyen
Tout un pan de la toiture vient buter contre le mur de la maison voisine. À cet endroit, une bande de zinc fait la jonction : elle remonte contre l’enduit et descend sous les tuiles sur toute la longueur du rampant. Je l’ai remplacée pour que l’eau qui ruisselle sur le mur soit renvoyée sur la couverture, et non derrière elle. C’est un travail de couvreur zingueur où chaque pli compte : un pli mal placé, et l’eau passe.
L’entretien : faîtage, ventilation et écoulements
Pendant l’intervention, j’ai passé en revue le reste de la couverture. Les faîtières ont été contrôlées et resserrées au mortier là où il s’effritait, les chatières en terre cuite qui ventilent le dessous des tuiles ont été vérifiées, et les noues et chéneaux débarrassés de leurs débris pour que l’eau s’écoule librement.
Cet entretien ne se voit pas depuis la rue, mais c’est lui qui fait durer une toiture.
Le traitement de la couverture au Dalep 2100
Pour finir, j’ai traité l’ensemble des tuiles au Dalep 2100. C’est un produit professionnel qui associe un fongicide, qui détruit mousses, lichens et algues, et un hydrofuge, qui limite l’absorption d’eau par la tuile. Il s’applique sur une couverture sèche et ne se rince pas : il continue d’agir au fil des pluies.
Bon à savoir : la toiture ne redevient pas propre le jour même. Mousses et lichens meurent, puis se détachent progressivement, en quelques semaines à quelques mois selon leur ancienneté. L’hydrofuge, lui, protège la tuile et retarde la repousse. Ce traitement fait partie du démoussage et du traitement hydrofuge de toiture que je réalise dans tout le Val-de-Marne.
Votre toiture montre les mêmes signes ?
Zinc terni au pied des cheminées, mortier qui s’effrite au faîtage, tuiles qui verdissent : ce sont les signes qu’une toiture demande de l’entretien, avant de demander une réparation plus lourde. J’interviens régulièrement en tant qu’artisan couvreur à Villejuif et dans les communes voisines. Le devis est gratuit et sans engagement.